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Pipistrellus pygmaeus (Leach, 1825) La Pipistrelle pygmée est la plus petite chauve-souris d'Europe. Son  envergure est de 190 à 230 mm et son poids varie entre 4 et 8 g. L'un  des critères d'identification de cette espèce est la coloration moins  sombre de la face et des oreilles, avec une accentuation toujours plus  claire à l'intérieur du pavillon de l'oreille. Son pelage dorsal est brun  clair et épais. Elle a un museau court et un front légèrement bombé.  En période d'accouplement, le sexe des mâles et des femelles prend  une teinte orangée caractéristique. Afin de ne pas confondre la  Pipistrelle pygmée avec sa jumelle la Pipistrelle commune, il est  important de connaître certains critères d'identification comme le fait  que la Pipistrelle pygmée a un léger sillon entre ses deux narines et  qu'elle a une structure typique en Y sur la membrane alaire.   La Pipistrelle pygmée vie en compagnie de la Pipistrelle commune sur tout le centre et le sud de  l'Europe, mais montre une tendance plus septentrionale que sa jumelle en remontant jusqu'à  63°N. La répartition géographique de la Pipistrelle pygmée n'est pas clairement établie, car la  séparation entre la Pipistrelle commune et la Pipistrelle pygmée est récente. On pense  néanmoins que la Pipistrelle pygmée a une distribution géographique morcelée avec des effectifs  qui varient en fonction des pays et des régions. En Suisse, sa distribution la confine à des  habitats précis comme les rives des lacs et les vallées chaudes, et elle est estimée jusqu'à 30  fois moins abondante que son espèce jumelle. Cette espèce semble plus spécialisée que sa  jumelle quant à ses milieux, car elle exploite principalement des zones boisées à proximité d'un  point d'eau. La Pipistrelle pygmée passe l'hiver et l'été en mixité avec les autres espèces de  Pipistrelles. Ses gîtes hivernaux sont peu connus, car sans la réveiller, ce qui la dérangerait  fortement, il est impossible de la différencier des autres espèces de  Pipistrelles. Elle a toutefois déjà été découverte dans des nichoirs,  des bâtiments, des cheminées et des cavités arboricoles. Ses gîtes  estivaux se trouvent toujours proches de milieux boisés. Elle colonise  notamment les espaces accessibles des toitures, les isolations,  l'arrière des volets ou les habillages en bois des façades, les nichoirs,  les ponts, ainsi que les cavités des arbres. Cette espèce a également  été découverte en petit nombre au sein des invasions de Pipistrelles  dans les bâtiments. Le territoire de chasse de la Pipistrelle pygmée se trouve  pratiquement toujours proche de l'eau, dans les forêts claires de  feuillus, les clairières ou les lisières. Les villages ne jouent qu'un rôle  mineur pour la chasse, contrairement à son espèce jumelle. En Suisse, pourtant, la Pipistrelle  pygmée choisit souvent des habitats en ville et prospecte au-dessus des routes éclairées. Son  régime alimentaire se compose principalement de Diptères aquatiques. Les territoires de chasse  de la Pipistrelle pygmée sont plus petits que ceux de la Pipistrelle commune, alors que son  domaine vital apparaît plus grand. Elle a un vol énergique et vif. Lors des pariades, les mâles  attirent les femelles et des harems peuvent se constituer avec plus d'une dizaine de femelles.  Les espèces jumelles se dissocient au moment du rut par leurs chants nuptiaux. Il est possible  que la Pipistrelle pygmée soit une migrante partielle, car on la trouve parfois dans des régions où  l'espèce est normalement absente, et il arrive qu'un grand nombre d'individus apparaissent  temporairement. L'espérance de vie de la Pipistrelle pygmée est estimée entre 1,2 et 1,6 an et  l'individu le plus âgé a atteint huit ans. Les menaces pour la pipistrelle pygmée sont  principalement la destruction des haies et l'arasement de la végétation le long des réseaux  hydrographiques, des étangs et des lacs.  
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Pipistrelle pygmée
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